Confession d'un assassin financier

Publié le par hugambrules

Tel est le titre du bouquin dont voici la substantifique moelle. Ce bouquin met à nu, de l’intérieur les rapports impérialistes entre le nord et le sud. John Perkins, l’auteur, fut économiste pendant 30 ans, et sa conscience l’a poussé à vouloir témoigner.

L’objectif qui lui était assigné était de contracter des prêts internationaux permettant de financer de grands travaux dans le maximum de pays. Il était donc chargé de persuader les dirigeants des pays que leur intérêt était de faire construire des centrales, des ports, des autoroutes, qui comme par hasard facilitait les exportations de matières premières, au mépris des conditions écologiques et sociales. Pour aider à leur choix, il leur faisait miroiter que cela leur rapportera assez d’argent pour pouvoir rembourser rapidement.

Mais l’originalité de ce livre, est de nous livrer que son objectif véritable était, de mener tous ces états à la banqueroute notamment par un taux d’intérêt variable. En effet une fois que la dette était devenue impayable, ils étaient à jamais redevables du pays créditeur. Cela se traduisait par l’ouverture d’une base militaire, des votes acquis à l’ONU ou une préemption à vil prix des matières premières.

Pour commencer à rembourser leurs dettes dont l’objectif était qu’elles ne soient jamais, les états unis demandent aux débiteurs de diminuer les budgets de la santé, de l’éducation et de vendre des entreprises aux privés …..

Le gain est total car non seulement l’argent qui est imprimé par les états unis ne quitte pas le territoire car comme de bien entendu, les entreprises à qui sont confiés les travaux sont états-uniennes, mais en plus les sommes prêtés sont considérées comme de l’aide généreusement attribuée.

Si les assassins financiers n’atteignaient pas leur but, soit parce que le dirigeant était honnête ou soit qu’il s’était engagé avec une entreprise non états-unienne, une seconde lame était prévue. Cela consistait à supprimer physiquement les présidents récalcitrants. Il énumère les différentes morts mystérieuses des présidents. Je m’y refuse, ce serait trop long. Certaines fois cette seconde option échouait aussi. Dans ce cas-là, une troisième lame était nécessaire : l’armée. Le dernier exemple est le cas irakien.

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