Vert brésil

Publié le par hugambrules

Plus du cinquième de la forêt amazonienne a déjà été détruit, et celle qui reste est menacée. Depuis la dernière victoire du brésil en coupe du monde (soit de seulement douze ans), la surface de forêt perdue en Amazonie atteint la superficie totale de la France au bénéfice de surfaces destinées à produire de la nourriture pour le bétail.

Comme chacun sait, le mode de production capitaliste, n’est pas de satisfaire les besoins humains mais de faire en sorte que le capital se reproduise. Mais comme au fur et à mesure qu’il se développe, il affaiblit et même détruit les conditions de sa reproduction, le triste sort du capitalisme est donc scellé. La contradiction est telle que le capital s’oppose à la nature pour éviter la baisse tendancielle des taux de profit, quitte à scier la branche sur laquelle le marché boursier est assis.

Qu’une entreprise forestière ne se plie pas à la loi du profit à tout prix pour préserver la forêt équatoriale en perdition, et cette entreprise sera bientôt elle-même en perdition. Elle congédiera sa main-d’œuvre et déposera son bilan. Une entreprise concurrente, plus ardente, achètera ses droits de coupe et poursuivra l’exploitation accumulant d’immenses profits ce qui assurera la reproduction du capital. Ainsi va la vie des compagnies sous l’écologie impérialiste.

Aucun capitaliste ne détruit l’environnement, ni ne surexploite les ressources de la biosphère par plaisir sadique de détruire, ni ne pollue l’atmosphère pour satisfaire un penchant pervers. Ce capitaliste sait mieux que quiconque que la destruction de la biosphère entraînera un jour des coûts exorbitants qui se répercuteront sur les profits de sa compagnie (éloignement des zones d’exploitation, fermetures d’usines, déperdition de la ressource, coût d’extraction prohibitif), mais aucun capitaliste ne peut s’y attarder pour le moment puisque son concurrent est à l’affût , tout comme son banquier-créancier, et tout comme ses actionnaires stipendiés qui faute de rentabilité élevée auront tôt fait de retirer leur investissement et de déplacer leurs capitaux vers des concurrents plus performants.

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