Les deux derniers piliers du capitalisme

Publié le par hugambrules

C’est vrai qu’on commence à s’impatienter : à force de pressentir la fin imminente de ce vestige économique de cet ancien monde, on pourrait finir par douter de son déclin. Je suspecte même, certain d’avoir comparé les 4 ans entre 1929 et 1933 d’un côté avec les six ans entre 2008 et 2014. Mais c’est bien oublié que le capitalisme ne doit sa survie provisoire qu'à deux phénomènes:

-la mondialisation

Pour écouler le trop plein de marchandises qui est chronique dans la situation de crise endémique et systémique que nous vivons depuis 1973, les capitalistes n'ont comme solution que l'extension de leur zone de marché. C’est pour cette raison que la chute du mur de Berlin ainsi que l'ouverture aux règles de la concurrence de la chine a été vu par le grand capital comme une bouffée d'oxygène. Il allait pouvoir enfin jouer au jeu de la concurrence ivre et mal chaussée sur la planète toute entière. Si le mode de production capitaliste a évolué vers la mondialisation, c’est qu’il s’est agi d’une nécessité impérative de survie et de valorisation du capital. Ceci est congénital inscrit dans ses gènes et nul politicien, banquier ou financier ne peut le détourner de cette trajectoire.

- le crédit.

Le crédit permet d'anticiper le salaire ce qui permet aux capitalistes d'écouler la marchandise et donc d'engranger le profit qui lui-même sera de nouveau valoriser par la création d'entreprise (en chine surtout, du moins pour l'instant). Si les capitalistes étaient raisonnables, ils cesseraient de rogner sur la reproduction de la force de travail, mais si un capitaliste avait de la modération comme vertu, alors il serait rapidement rayé de la carte (tel est la loi d'airain du capitalisme). Mais surtout cela permettrait aussi de s'affranchir du crédit (du moins à la consommation), or le crédit est une arme de servitude massive car il permet surtout de rendre docile les prolétaires. En effet une grève ne se fait jamais l'humeur joyeuse et la conscience tranquille quand l'on sait qu'à la fin du mois on a une traite à payer.

Or malheur, pour ce système économique immonde, la surface immergée des terres a une limite finie et les peuples qui y habitent font quasiment tous partie de la mondialisation d'une part, et d'autres part les dettes un jour ou l'autre doivent finir par être payées. Ces deux piliers chancelants, je ne puis conseiller à quelqu'un de miser le moindre kopek sur la perpétuation du capitalisme fut-il durable.

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