Les beaux abus du Dimanche

Publié le par hugambrules

Mais comment osent-ils ? Comment font-ils tous ces socialistes pour se regarder dans la glace ? Voilà maintenant qu’ils se sont attaqué à la question du travail dominical qui pourtant a toujours été au cœur des luttes syndicales depuis la révolution industrielle. Avec le repos dominical obligatoire, L’interdiction du travail de nuit, la limitation de la durée hebdomadaire font partie des grandes conquêtes sociales que la lutte a permis de conquérir. Cette attaque immonde de Macron à l’encontre du monde du travail a comme les autres attaques, des objectifs encore plus mordants.

Le premier, immédiat, est d’aiguiser la compétition dans des secteurs en difficulté afin de tuer la concurrence. Or, seuls les grands groupes aux reins solides peuvent assumer des extensions d’horaires coûteuses et peu rentables. Il s’agit donc, d’alléger le chiffre d’affaires du petit commerce indépendant, détruisant au passage des emplois stables à temps plein pour les remplacer par des contrats précaires.

Le second objectif a des bases idéologiques plus profondes. Celui de déréglementer le temps de travail. Ce n’est pas innocent que les patrons s’attaquent au commerce en premier lieu. Ce secteur d’activité au salariat éclaté dans des milliers de petits établissements, où l’action syndicale est rendue difficile par la rotation permanente des effectifs et une répression souvent féroce, a toujours constitué le laboratoire patronal de la déréglementation. C’est dans les magasins que les CDD, les contrats à temps partiel ou l’individualisation des salaires sont arrivés massivement. C’est par là que le Medef (via leurs laquais socialistes) veut continuer de détricoter la réglementation du temps de travail, pour généraliser par la suite aux autres professions.

Devant la modération des salaires, l’opportunité de travailler le dimanche semble intéressante. Mais comment pourrait-on imaginer que cet avantage soit maintenu si le travail dominical est banalisé. De plus, on continue à consommer comme si le monde qui nous entoure était infini. Or les matières premières, les écosystèmes sont forcément impacter par notre appétit mercantile. La société nous pousse à consommer pour exister. Mais sommes-nous moins heureux quand nous pratiquons une activité soustraite à loi du marché ? Personnellement, je ne le crois pas. Bien au contraire la consommation est à mon avis un palliatif d’une vie en quête de sens.

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